Le precieux, le ridicule,
Ce matin, j'ai eu un vrai coup de blues, j'étais crevé et je n'avais le cœur à rien. Je devais aller au travail, mais j'y allais le cœur gros, mon bureau feutré et mon job sécurisé dans la première compagnie maritime au monde ne me disait rien qui vaille. Je faisais mon caca nerveux mensuel, la nouvelle crise de la trentaine !!! Tellement pathétique et tellement sincère à la fois.
Chère Metsoura,
Ce matin, j'ai eu un vrai coup de blues, j'étais crevé et je n'avais le cœur à rien. Je devais aller au travail, mais j'y allais le cœur gros, mon bureau feutré et mon job sécurisé dans la première compagnie maritime au monde ne me disait rien qui vaille. Je faisais mon caca nerveux mensuel, la nouvelle crise de la trentaine !!! Tellement pathétique et tellement sincère à la fois.
On est venu me chercher comme d'habitude, dans le même véhicule sous air conditionné, nous y sommes allés sans grands problèmes comme d'habitude et je tirais la gueule.
Arrêtés que nous fumes a une intersection, je fis vite de constater que le court bouchon qui s'était créé fut provoque par un policier qui avait décidé d'arrêter la circulation pour laisser passer un infirme. Je n'avais pas compris le pourquoi de cet arrêt et je n'ai pas compris non plus mon émoi quand je su pourquoi nous nous étions arrêtés.
J'ai eu subitement cette impression de « pied sur terre », j'ai compris a quel point j'étais ridicule une heure plutôt, je me suis imagine a quel point ce monsieur a quatre pattes, rampant sur la chaussée, infirme de son état, aurait rêve avoir une once de la vie que j'ai. Je me suis senti mal et heureux, mal pour lui, mal pour le gars dans le miroir ce matin, qui pleurait sa belle vie sans anicroches ; heureux d'avoir la chance d'être ce que je suis et d'avoir ce que j'ai. Honte a moi !
J'ai pense a toi
J'ai la gueule de bois du gars qui s'est ridiculise la veille devant ces amis.
Profites de ta vie, comme je l'ai fait aujourd'hui, profites et penses a la chance que le ciel t'a prêté. Le monde ne se résume en rien a TOI, heureusement d'ailleurs, ne refuses ni cette paix encore moins cette sante, VIS enfin ! Vu comment le monde tourne aujourd'hui et vu nos vies, je ne pense pas avoir le droit de pleurer sur mon sort (>> Condition, situation materielle, qui est loin d'etre a plaindre)
C'est bien triste qu'il eu fallu attendre de voir un infirme pour me rendre compte de tout ca.
Je pense a toi.Par tchonpinntanss, Jeudi 27 Mars 2008 à 20:29 GMT+2 dans Lettres à Metsoura, (article, RSS)




